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Les cartes de paiement anonymes au service des trafiquants

Mises en circulation en février dernier, les cartes de paiement prépayées anonymes facilitent le quotidien des trafiquants en tout genre : des receleurs aux vendeurs de stupéfiants, en passant par les cyber-pirates et autres malfaiteurs. En effet, fortes d’un concept à la fois simple et totalement anonyme, ce nouveau moyen de paiement ouvre le champ d’action des escrocs, et ce en toute légalité, loin du public initialement ciblé (adolescents, personnes ne disposant pas de comptes bancaires, clients désireux de rester discrets quant à leurs opérations…).

Quelques mots sur les cartes de paiement prépayées anonymes

Aussi surprenant soit-il, ces cartes de paiement, qui font le bonheur des trafiquants, ont fait leur apparition sur le marché de façon légale. C’est en effet Bruxelles, dans le but d’élargir la concurrence et d’augmenter les nouveaux services et moyens de paiement, qui a imposé la mise sur le marché de cette monnaie électronique.

Depuis, ce sont ainsi environ cent-cinquante-mille cartes prépayées anonymes qui ont été vendues en France, pour un total estimé à cinquante millions d’euros de transactions réalisées. Même si ces chiffres peuvent paraître encore modeste à l’heure actuelle, le phénomène devrait prendre une ampleur considérable dans les années à venir.

En attendant, pour faire face à cette nouvelle criminalité et anticiper l’explosion prévue par Visa et MasterCard d’ici 2015, les pouvoirs publics prennent des dispositions et réglementent ce nouveau marché. Quant aux sociétés émettrices de ces cartes, elles prennent elles aussi les mesures nécessaires pour limiter la fraude et le trafic.

Désormais, grâce à ces cartes, le blanchiment d’argent devient, presque, un jeu d’enfant. De même que toutes les transactions frauduleuses. En effet, ces cartes de paiement prépayées anonymes sont vendues dans les bureaux de tabac et relais presse, il suffit ensuite de payer pour obtenir un ticket afin de les recharger, par téléphone ou via internet. Une fois rechargées de la somme désirée, elles permettent de régler ses achats et de retirer de l’argent dans n’importe quel distributeur de billets dans le monde. Le tout, de façon parfaitement anonyme, puisque aucun compte compte bancaire, ni aucune information personnelle, ne sont associés à ces cartes.

Les limites de ces cartes de paiement anonymes

Conscients des dangers que représentent ces cartes de paiement anonymes, et face au succès rencontré, les membres de Tracfin (Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins), organisme rattaché à Bercy et chargé de lutter contre la fraude financière, ont rapidement alerté les pouvoirs publics des dérives possibles.

Une cellule dédiée exclusivement à ce nouveau moyen de paiement doit à ce titre voir le jour prochainement.

En parallèle, et toujours avec l’objectif de limiter les risques, l’État a décidé de réduire les capacités de rechargement de ces cartes, et de limiter leur renouvellement. Désormais, le rechargement d’une carte prépayée anonyme ne peut excéder deux-cent-cinquante euros, dans la limite de quatre-cent-cinquante euros par jour.

De même, les sociétés émettrices de ces cartes, à l’image du leader français CreaCard, multiplient les mesures pour lutter contre une utilisation frauduleuse de leurs cartes.

Toutefois, même si ces moyens peuvent freiner la fraude, les trafiquants et malfaiteurs ont eux aussi de nombreuses cordes à leurs arcs, et n’hésitent pas, par exemple, à acheter des cartes prépayées par centaines, afin d’augmenter les possibilités que leur offrent légalement ces cartes.