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La généralisation des cartes bancaires en France et en Europe

Forte d’une progression de 1 % sur un an, d’après les chiffres publiés par la Banque de France, la carte bancaire devient le premier moyen de paiement dans l’Hexagone. Plus que jamais les questions de sécurité sont à l’ordre du jour tant sur le plan de la confidentialité du code personnel que des achats à distance.

43 % des paiements de détail réalisés en France en 2010, ont été réglés par carte bancaire. Son développement est soutenu par l’essor du paiement à distance sur Internet et le renfort des normes de sécurité par les industries bancaires française et européenne, qui veillent sans relâche à la validité de ce moyen de paiement pour le consommateur.

Croissance du nombre des cartes de paiement

L’Observatoire des cartes de paiement a recensé en 2010 88,6 millions de cartes de paiement en circulation en France. Ce volume se distribue entre les cartes interbancaires (type CB) de l’ordre de 64,1 millions, et les cartes privatives de l’ordre de 24,4 millions.

Les cartes interbancaires ont été utilisées pour un total de transactions d’une valeur de 453,4 milliards d’euros (paiements et retraits).

Les cartes de type  » privatif  » ont généré une valeur totale de transactions de 19,1 milliards d’euros. Les cartes privatives sont cantonnées à un usage national et n’autorisent pas les transactions transfrontalières.

Avec les achats payés à distance sur internet, les cartes de paiement sont plus que jamais indispensable aux consommateurs. Aussi, il ressort de l’enquête Fevad / Médiamétrie/NetRatings publiée en avril 2008, que 85 % des internautes utilisent leur carte bancaire pour régler leurs achats sur le web et ils se disent satisfaits de ce mode de règlement à 98 %.

La sécurité de la carte bancaire, une priorité

Assurer un niveau de sécurité optimal de la carte bancaire suppose de déployer quelques efforts de pédagogie auprès des utilisateurs.

Si les puces électroniques et le code secret sont des dispositifs rendant la carte bancaire théoriquement inviolable, il n’empêche que cette sécurité dépend entièrement de la vigilance de son titulaire. Tous les ans, la FBF publie un guide de la sécurité des opérations bancaires où sont notamment récapitulés tous les gestes utiles pour préserver la confidentialité du code de la carte de paiement.

Dans l’ensemble le taux de fraude est très faible, ressortant à 0,074 % en 2010 dans les statistiques de l’Observatoire de la sécurité des cartes de paiement. Ce taux était légèrement inférieur en 2009 (0,072%) et un peu plus fort, 10 ans plus tôt (compris entre 0,080% et 0,090%).

D’après les données enregistrées par l’Observatoire de la sécurité des cartes, 56 % des fraudes 2010 ont concerné des transactions internationales (français à l’étranger, ou étranger en France). Cette proportion est donc très relative puisque les transactions internationales ne représentent en France que 10 % de la valeur des transactions par carte.

La protection des paiements à distance

Le rapport de l’Observatoire établit que le taux de fraude sur les paiements à distance a légèrement augmenté en 2010 (0,262 % contre 0,252 % en 2008). Même si cette augmentation semble marginale et que l’on pourrait qualifier ces taux de relative stabilité, les autorités sont mobilisées pour freiner une tendance à la hausse.

Il faut se rendre à l’évidence que le volume et la valeur de la fraude s’accroissent régulièrement. En 2010, la valeur de la fraude se chiffrait à 100,3 millions d’euros, soit 23,8% de plus qu’en 2009. Si rien n’est entrepris, c’est la légitimité du commerce en ligne qui est mise en jeu.

De plus, la loi de 2001 sur la sécurité quotidienne conforte la protection des consommateurs en dégageant la responsabilité du titulaire de la carte bancaire lorsque la fraude ne repose pas sur l’utilisation physique de la carte.

Le titulaire de la carte dispose d’un délai de 70 jours à partir de la date de l’opération frauduleuse pour la contester par écrit en apportant des éléments prouvant sa bonne foi (cas de contrefaçon, codes soutirés…). La banque est tenue de le rembourser dans les 30 jours de sa contestation.

Mise en place du standard EMV en Europe

La lutte contre la fraude transfrontalière est organisée en Europe à l’aide des spécifications pour la carte à puce EMV ( » Europay, Mastercard, Visa « ). Ce protocole de sécurité est intégré aux cartes et à tous les dispositifs d’acceptation (terminaux, automates de paiement et de retrait). Ces normes intégrales, sécurisant toute la chaîne du règlement automatique, garantissent aux utilisateurs de trouver le même niveau de protection partout en Europe.

En France, la migration est presque totale, il ne reste à mettre aux normes que 0,5% des terminaux et automates. La mise en conformité sera effective à l’occasion de leur remplacement.

A l’échelle européenne, selon l’EPC (l’European Payments Council), 85,6 % des cartes interbancaires actives au sein des 27 États membres de l’Union européenne avaient intégré la spécification EMV fin mars 2011. Cependant, de fortes disparités existent selon les États.